Le luxe en Belgique et au Luxembourg

Quand le luxe devient écologie

30. mars 2017
Catherine Noyer

Le scientifique Edouard Mauvais-Jarvis explique comment Dior s’investit dans l’éco-responsabilité

Quand le luxe devient écologie - luxebelux.com
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Après un parcours dans l’industrie pharmaceutique et dans de grandes entreprises cosmétiques, Edouard Mauvais-Jarvis, docteur en médecine vétérinaire et diplômé de pharmacologie cutanée et cosmétologie, rejoint l’équipe Dior en 2007 comme directeur de la communication scientifique et de l’environnement.  Dans cette interview il parle du concept de l’éco-responsabilité de la nouvelle campagne pour la gamme «Hydra-Life» de Dior.

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L’éco-responsabilité est l’élément clé de votre campagne Hydra-Life, qu’est ce que cela représente pour vous?

Il y a deux volets, l’éco-responsabilité au niveau cutané et au niveau du packaging. Sur ce dernier nous avons fait un gros travail, notamment sur le pot de verre qui est plus petit pour un volume qui reste le même et le capot a été diminué par trois. De plus, les pots ne sont plus laqués et sont donc parfaitement recyclables. Les étuis cartonnés sont beaucoup plus petits qu’avant avec un volume restreint, puisque nous avons supprimé les cales intermédiaires et remplacé la notice par un code QR. L’enveloppe en cellophane a également disparue.  Le tout représente une réduction de 40 % environ.

Et quel est le résultat concret?

Quand on réduit la taille du packaging, on enclenche une réaction de chaine qui permet de transporter 50 % de produits en plus, ce qui signifie moins de camions et moins de courriers pour l’expédition à l’étranger – d’où un gain énorme sur le transport.

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L’éco-responsabilité est un enjeu depuis longtemps, pourquoi n’y pensez-vous que maintenant?

En effet nous n’en parlons que maintenant, mais nous travaillons depuis sept ans environ le recyclage de nos contenants. Pour d’autres crèmes et produits de maquillage  nous avons déjà des pots charnières rechargeables dès le départ, tout comme pour certains parfums.

Le tout s’inscrit dans une politique à plus long terme qui englobe également la consommation d’eau et d’électricité.

Vous parlez beaucoup du packaging – y a-t-il également un impact écologique quant au produit?

Bien sûr, à deux niveaux. Au niveau de la composition nous avons supprimé pratiquement tous les silicones – il n’en reste qu’un – et les parabènes. Les produits sont sans parfums et sans allergènes. Le deuxième niveau est le respect de la flore cutanée qui vit en symbiose avec la peau en lui apportant des nutriments capables de la rendre plus saine et plus belle.

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