Le luxe en Belgique et au Luxembourg

Le plaisir de l'ésthétique

17. mai 2016
Catherine Noyer

Des beautés à quatre roues étaient au rendez-vous des «Classic Cars» sur le circuit de Spa-Francorchamps ce week-end de Pentecôte.

Le plaisir de l'ésthétique - luxebelux.com
La Jaguar Type E 3.8 l de Daniel Spadini date de 1964.

Quand Daniel Spadini se glisse derrière le volant de sa Jaguar Type E rouge, c’est son plaisir qui prend le dessus. «Conduire ce bijou est pour moi un plus grand bonheur que de gagner la course», explique le pilote. Sur le circuit de Spa-Francorchamps, plus de 200 voitures «vintage» participent aux différentes  courses des «Classic Cars», dont celle de Spadini, qui court pour l’horloger suisse Zenith. 

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Aldo Magada CEO et président de Zenith:«Ce n’est pas la performance de ces voitures de collection qui est mise en avant, mais leur valeur historique et esthétique.»
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«Notre marque est le chronométreur officiel du «Spa-Classic», qui est un segment de niche par rapport aux Formule 1 et autres courses d’automobile», nous dit Aldo Magada, CEO et président de Zenith. «Ce n’est pas la performance de ces voitures de collection qui est mise en avant, mais leur valeur historique et esthétique, et bien sûr leur mécanique – ce qui est évident pour un horloger spécialisé dans les mouvements mécaniques.»

Selon le CEO, la marque n’est pas seulement intéressée par son image, mais par les personnes de cet univers qui l’apprécient. «Au travers des voitures vintage est transmise une reconnaissance des valeurs qui perdurent à travers le temps, ce qui est le plus important».

Aldo Magada sait de quoi il parle, car non seulement il pilote lui-même ces voitures de collection mais il est également le co-pilote de Daniel Spadini.

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Daniel Spadini: «Il faut avoir un véritable lien avec ces voitures, et pour moi c’est presqu’une histoire d’amour.»

Ce dernier a pris goût aux voitures classiques déjà tout jeune. «Mon père avait une Ferrari. J’adorais cette voiture et je voulais toujours en avoir une étant plus grand. Comme il changeait de voiture tous les ans, elles devenaient de plus en plus modernes. Mais mon cœur restait toujours près des anciennes».

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Jaguar Type E 3,8 L, 1962
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Moteur de Datsun
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Renault Alpine

Le public et les pilotes qui sont au rendez-vous à Spa-Francorchamps ont tous un certain âge et sont nostalgiques  des voitures des années 60 – qui représentent toute leur jeunesse. «Il faut avoir un véritable  lien avec elles et pour moi c’est presqu’une histoire d’amour», souligne Daniel Spadini. Il conduit sa Jaguar depuis 35 ans déjà. «Je l’ai achetée à un américain avec lequel j’entretiens toujours des liens d’amitié. Il a maintenant 75 ans mais il aura le bonheur de piloter son ancienne voiture en automne prochain sur le circuit du Castellet».

Pour le pilote la course est un moment d’adrénaline certes, mais pour lui c’est la joie qui compte avant tout. «Mon but n’est pas la victoire, mais surtout de me faire plaisir dans ces compétitions de Classic Cars». 

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Shelby Cobra 289, 1964
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Porsche 911, 1966
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Lotus Elite, 1958
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Les MG étaient également au rendez-vous. (Photos: Catherine Noyer)