Le luxe en Belgique et au Luxembourg

Daniel Ost, L’art floral et la beauté de l’éphémère

04. janvier 2016
Magali Eylenbosch

Le talentueux designer floral et architecte de jardin belge, a sorti une monographie qui rassemble quelques-unes de ses plus belles œuvres. Nous l’avons rencontré.

 

Daniel Ost, comment êtes-vous arrivé à une telle maîtrise ?

La passion est mon vecteur. J’ai commencé à travailler très jeune. Je n’avais pas le choix à l’époque.  Je pense que pour réussir, il faut peut-être avoir faim, avoir la volonté de s’en sortir et aussi faire les bonnes rencontres. Il y en a quelques-unes qui ont changé ma vie. Notamment au Japon.

 

 Le caractère éphémère de vos céations est-il difficile à gérer pour l’artiste que vous êtes ?

C’est une contrainte très stimulante. Lorsqu’on commence une œuvre, on n’a pas énormément de temps devant soi. Ni pour la réaliser, ni pour la contempler. J’ai la chance de vivre à une époque où la photo permet, d’une certaine façon, de conserver une trace. Ce n’était pas le cas avant. Dans premiers livres dédiés à l’art floral, il n’y a que des dessins et des croquis. Je n’ai jamais revendiqué le statut d’artiste. Je suis très sensible au code du samouraï qui dit notamment qu’il faut rester humble, loyal, garder les pieds sur terre et se battre lorsque c’est nécessaire. Dans notre monde occidental, les jeunes ne sont pas suffisamment conscients qu’il est plus facile d’arriver au sommet que d’y rester. 

 

Vous êtes un perfectionniste ?

Lorsqu’on prend la vie des fleurs, il faut être capable d’offir une partie de la sienne ! C’est la moindre des choses.

 

Y a-t-il d’autres artistes prêts à prendre la relève ?

Je déplore qu’elle ne soit pas assurée dans mon domaine. Outre les problèmes économiques, l’enseignement n’est plus du tout qualitatif. Ma fille et mon beau-fils travaillent à mes côtés. Je suis encore là pour leur apprendre la technique. Mais ce n’est pas une bonne idée d’espérer que ma fille fasse du Daniel Ost. Elle a l’amour du travail, le sens des détails et des couleurs. Mais elle est plus belle et plus aimable que moi. Elle tient ça de sa mère ! Alors j’espère qu’elle se fera un prénom et trouvera son propre style. 

 

Ce livre, c’est un peu l’œuvre d’une vie…

Ce n’est pas vraiment représentatif de ma carrière. Parmi plus de 900 créations, j’ai du en sélectionner la moitié. Il y a encore beaucoup de choses que j’aimerais partager. Un jour, peut-être….

Daniel Ost, L’art floral et la beauté de l’éphémère - luxebelux.com

L’art floral et la beauté de l’éphémère

Daniel Ost

(Les Arènes)